C’est l’histoire d’un samedi soir lambda chez les 3.0 : le père à l’iPad, les enfants devant Fort Boyard, la mère devant son iPhone. Chacun son écran, mais pas chacun dans son univers. C’est même l’inverse : grâce à nos écrans, nous avons allègrement mis en place la convergence et sacrément augmenté la réalité de Fort Boyard. Sans parler de la soirée, qui a pris en relief. Tout ça grâce à quoi ? Grâce à Twitter.
Connaissant la passion de mes zèbres pour le père Fouras et ses énigmes improbables, je leur ai en effet expliqué que l’honorable vieillard était lui aussi sur Twitter (également appelé « les avatars » en langage zèbre). Étonnement général : « mais il est trop vieux ! ». Ben non, y a pas d’âge pour tweeter. Barbe blanche et voix usée n’empêchent pas de manier les 140 signes avec dextérité. Fiston, dont le profil geek s’affirme jour après jour, a réagi le premier : « je peux le tweeter ? ». « On dit ‘je peux lui envoyer un tweet’ mon chaton ». Soyons précis. Une fois ce point de grammaire éclairci, le fil de l’émission Fort Boyard s’est un peu distendu, au profit de celui de Twitter. Nous avons d’abord lu ce que racontait le père Fouras. « Ouah, il parle de l’émission en direct ». Un mélange des temps qu’il a fallu éclaircir pour 5 ans (et qui reste encore confus, puisqu’il fait se superposer différé et immédiat, images télé et textes tweetés).
Fiston, lui, piaffait du haut de ses 7 ans : « je veux mon compte ! » suivi de « mais c’est quand je peux lui écrire ?! ». OK mon fils, on y va. « Tu veux quel pseudo ? » « Bah, mon prénom ». Bah non, pas quand on est un enfant, leçon numéro 1. « Et comme avatar ? » « Bah ma photo » Bah non, bis, leçon numéro 2. « Ça y est, je peux tweeter ? » « Oui, mais je relis avant », leçon numéro 3. Et c’est ainsi qu’en 10 minutes chrono, Fiston a écrit, avec application, en direct, à un personnage de télévision d’une émission enregistrée… qui lui a répondu et a fait la joie d’un petit garçon de 7 ans. Je voudrais donc ici remercier publiquement Steve Jobs (iPhone), Evan Williams et Biz Stone (Twitter) et le père Fouras, pour leur aimable participation à ce pur moment familial 3.0, qui a (encore plus) donné à mes enfants l’envie de lire, écrire et partager en réseau, et à leur mère de bloguer.


Bonjour chère Famille 3.0,
Je suis ravi de lire que mes babillages du samedi ont plu à votre foyer.
J’espère vous retrouver pour les prochaines aventures du Fort et échanger avec vous sur les réseaux.
Bonne rentrée à tous et surtout aux enfants,
Boyardement vôtre,
- Le Père Fouras -
Voilà peut-être de quoi leur donner le goût de bloguer ? ; ) Stay tuned.