Le moins que l’on puisse dire, c’est que le billet « La guerre froide (2.0) est déclarée » ne vous a pas laissés indifférents. Le spectre des réactions est assez varié, et c’est cela le plus intéressant : il va de « très drôle » à « froid dans le dos », en passant par « édifiant », comme j’ai pu le lire sur Twitter ou Facebook.
Un collègue journaliste me confiait qu’il mettait ce billet en parallèle d’une « affaire » intervenue juste après l’élection présidentielle : « Une ado s’est servi de Twitter pour balancer le nom et l’adresse d’une autre ado, qui avait été filmée par les JT alors qu’elle manifestait sa déception après l’élection de François Hollande. C’est l’exemple parfait du mauvais usage, quand on pense aux conséquences que ce ‘passage à l’acte’ aurait pu avoir. Aujourd’hui, on est tous à la fois le ‘Neuneu’ de quelqu’un, et aussi cette ‘mère courage’ du jardin d’enfant. Nous sommes tous à la fois des victimes et des bourreaux en puissance sur les réseaux. C’est là que se situe le point d’équilibre. »
Marie-Pierre, mère d’un ado de 15 ans, explique, dans un email qu’elle m’autorise à reproduire : « J’ai beaucoup ri à la première partie du billet, et je dois avouer que cela m’a donné des idées ! Après tout, pourquoi ne pas utiliser pour recadrer nos ados un outil qu’ils connaissent bien et qui fait partie de leur univers ? C’est une méthode sobre et efficace, et qui visiblement fonctionne bien, tant qu’il ne s’agit que d’une menace. Mais la deuxième partie du billet laisse à réfléchir : avons-nous envie d’un monde où l’autre est potentiellement envisagé sous l’angle de son profil Facebook ? En sommes-nous déjà réduits à n’être que des « profils », qui, par définition, ne voient pas les choses en face et sont prêts à régler leurs comptes à coup de statuts Facebook ? Je ne l’espère pas. Je ne le pense pas non plus. C’est à nous aussi, parents, d’éduquer nos enfants, en leur expliquant bien tout ce qu’on peut faire sur les réseaux sociaux, en bien et en moins bien. »


